Quels droits pour les Aidants Familiaux ?

Quels droits pour les Aidants Familiaux ?

Sans réel statut, les aidants familiaux ont traversé une période difficile, en pleine épidémie de coronavirus. Ils disposent cependant de certains droits, qu’ils ignorent bien souvent.

Essentiel, le rôle des proches aidants l’a été encore plus durant la crise sanitaire et il le reste aujourd’hui. En France, 8,3 millions de personnes aident régulièrement un de leurs proches ou aînés en situation de handicap ou de perte d’autonomie à son domicile.

Parmi elles, 4,3 millions interviennent matériellement et financièrement auprès de leur entourage. Conjoint, partenaire pacsé, concubin, parent, voisin ou ami entretenant des liens étroits et stables avec la personne aidée, ces "proches aidants" ou "aidants familiaux" participent au maintien à domicile de leur proche en réalisant une partie ou la totalité des actes de la vie quotidienne de manière régulière et à titre non professionnel.

Cet investissement quotidien peut toutefois porter atteinte à leur vie sociale et à leur santé. Il est important de connaître les droits, solutions de répit et possibilités de soutien.

Le droit au répit

Les aidants de personnes âgées, qui sont éligibles à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et ont atteint le plafond du plan d’aide possible peuvent bénéficier du droit au répit. L’aide est limitée à 500 € par an et par personne. Cette somme est destinée à financer ponctuellement un hébergement temporaire, un accueil de jour ou familial ou un renforcement de l’aide à domicile pour pouvoir prendre un peu de repos.

Assurance vieillesse

Grâce à l’affiliation gratuite à l’assurance vieillesse, l’aidant familial peut valider des trimestres pour sa retraite, en fonction de la durée de la période d’aide, sans qu’il ait besoin de verser des cotisations. Il faut, pour cela, réaliser les démarches auprès de la MDPH.

Un congé indemnisé

Les proches aidants salariés ont la possibilité de s’absenter de leur travail grâce à deux dispositifs :

  • le congé de solidarité familiale  
  • le congé de proche aidant

Le congé de solidarité familiale concerne uniquement les ascendants, descendants, frères ou sœurs et celui ou celle partageant le domicile de la personne aidée, si celle-ci souffre d’une pathologie mettant en jeu son pronostic vital ou d’une affection grave et incurable en phase avancée ou terminale.

Le salarié fixe la durée de ce congé qui peut durer jusqu’à trois mois, renouvelables sous conditions. Il n’est pas rémunéré mais ouvre droit à l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie, soit 56,10 € par jour.

Le congé de proche aidant est élargi aux aidants sans lien de parenté avec la personne aidée en perte d’autonomie (sans notion de fin de vie imminente), qu’ils soient fonctionnaires, salariés avec plus d’un an d’ancienneté dans l’entreprise, travailleurs indépendants ou chômeurs indemnisés.

Il permet à un salarié de cesser son activité professionnelle pour s’occuper d’une personne handicapée ou d’une personne âgée dépendante. La demande se fait par courrier adressé à l’employeur.

À noter :

À partir d’octobre 2020, le congé du proche aidant, fractionnable dans une limite de 3 mois et renouvelable, sera rémunéré à hauteur de l’allocation journalière de présence parentale, soit 43 euros par jour pour les personnes vivant en couple et 52 euros par jour pour une personne seule.


ARTICLE DE LADEPECHE.FR

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