Une PCH

Une PCH "aide à la Parentalité" pour les parents handicapés

La prise en charge des besoins relatifs aux actes quotidiens liés à la parentalité.

Aide humaine et aides techniques : le bénéfice de la prestation de compensation du handicap (PCH) est élargi aux besoins liés à l'exercice de la parentalité des personnes handicapées dès la naissance de leur enfant.

Depuis le 1er janvier 2021, les parents en situation de handicap bénéficiant de la prestation de compensation du handicap (PCH) ont droit à une aide pour la prise en charge des besoins relatifs aux actes quotidiens liés à la parentalité.

Il s'agit des besoins en aide humaine et en aides techniques, ainsi qu'à ceux liés à la préparation des repas et à la vaisselle.

Ce qui pourrait bientôt concerner quelque 17.000 parents en situation de handicap - voire davantage, puisque l'un des objectifs de la réforme est d'éviter que des personnes renoncent à devenir parents en raison de leur handicap.

Les montants forfaitaires mensuels accordés varient selon l'âge de l'enfant :

  • Pour le besoin d'aide humaine (rémunération d'un intervenant pour réaliser certaines tâches quand les enfants ne sont pas autonomes pour les gestes du quotidien, notamment) :
    • 900 € pour un enfant de moins de 3 ans, 1 350 € pour les familles monoparentales ;
    • 450 € pour un enfant entre 3 et 7 ans, 675 € pour les familles monoparentales.
  • Pour le besoin d'aides techniques (achat de matériel spécialisé de puériculture, par exemple) :
    • 1 400 € à la naissance de l'enfant ;
    • 1 200 € à son 3e anniversaire ;
    • 1 000 € à son 6e anniversaire.

Les parents bénéficiaires de la PCH recevront automatiquement l'aide technique à chaque étape depuis la naissance de leur enfant.

Concernant l'aide humaine, ils peuvent déposer un dossier de demande auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) .

Par ailleurs, il n'y a plus d'âge maximal pour déposer une première demande.

Un forfait de 30h par mois

L'aide sera octroyée dès la naissance de l'enfant sous forme d'un «forfait» de 30 heures d'aide par mois, qui «sera utilisable selon les besoins de la personne, quelle que soit sa situation de handicap», avait-elle expliqué. La prise en charge, de 30 euros de l'heure, permettra «de moduler et d'utiliser comme on veut ce forfait», avait ajouté Cluzel.


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